2006 : une année d'élection à ALCATEL CIT

Publié le par Intercentre Alcatel CIT CFE-CGC

.Les élections professionnelles peuvent parfois paraître aux salariés d'une importance relative par rapport au rôle global que peuvent avoir les syndicats dans la défense des salariés.

En un sens ils ont raison puisque des motifs de tactique syndicale , de clientélisme électoral ne doivent jamais guider les positions d'une organisation syndicale sur des accord qu'ils soient nationaux, conventionnels ( en ce qui nous concerne au niveau de la branche métallurgie) d'entreprise ou d'établissement.

Mais en démocratie les élections restent le fondement de la légitimité. La légitimité pour les organisations syndicales s'appelle aussi représentativité. Lorsqu'une ou plusieurs oragnisations syndicales s'engagent dans la signature d'un accord qui va s'imposer à tous les salariés il est important que la représentativité soit réelle.

En France on oppose souvent aux syndicats le faible taux d'adhérents comparativement notamment à l'europe du nord en oubliant de souligner que en Allemagne le bénéfice de la convention collective est souvent réservé aux syndiqués, qu'en Belgique l'accés à l'indemnisation chômage est réservé aux syndiqués , etc .. autant comparer des choux et des carottes.

C'est pourquoi en France dans la représentativité les élections professionnelles tiennent une place centrale et ni les organisations syndicales ni les salariés ne doivent en sous-estimer les enjeux.

A ALCATEL CIT les organisations syndicales sont convoquées ce Mardi 10 Janvier pour discuter de la durée des mandats que la loi a porté par défaut à 4 ans mais permet de raccourcir jusqu'à 2 ans par accord.

D'autre part des élections sont théoriquement planifiées en ce premier trimestre 2006 à Lannion, Marcoussis, Orvault, Vélizy , le tout dans le contexte du schéma de réorganisation en région parisienne dont le projet peut-être présenté à tout moment  

Cela est tout sauf secondaire car rappellons que la loi de modernisation sociale a changé les régles de validité des accords de branche et d'entreprise en introduisant la régle de l'accord majoritaire ,on peut discuter  de cette philosophie, mais la conséquence de cette réforme est qu'en fonction des résultats des élections professionnelles les salariés décident du poids des organisations syndicales pour prendre des décisions les concernant.

A ALCATEL CIT la CFDT est en position de majoritaire en voix à elle seule et cela ne parait pas toujours la meilleure voie pour obtenir des textes prenant en compte les int^érêts de toutes les catégories des salariés  ALCATEL CIT.

Autre exemple à L'UNEDIC la CFTC, la CFDT et la CFE-CGC se dont retrouvées pour signer une courageuse réforme du régime des intermittents du spectacle refusé et combattu par tous les moyens par la CGT et des coordinations autoproclamées.

Pour régime d'assurance chomage génral la négociation de fin d'année 2005  pour tenter un rééquilibrage des comptes a conduit à un texte qui sera signé par la CFTC et la CFDT, qui a été refusé par la CGT et FO et qui est actuellement à l'étude pour la CFE-CGC dont la décision fera pencher la balance.

Conclusion : intéressez vous aux élections professionnelles avant qu'elles ne s'intéressent à vous ! !

Nous reviendrons sur la politique de prestation des activiés sociales des CE (  oui ou non aux activités payantes, politique de QF , ... ) et sur la définition des établissements ( implantations de Rennes rattachées à Orvault, pourquoi antenne de Toulouse rattachée à Massy ) car la aussi des sujets semblant administratifs ont un réel impact sur la vie des salariés au quotidien.

Publié dans Alcatel-Lucent France

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