La CFE-CGC et les 235 jours à -15% : Recours devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme

Publié le par Intercentre CFE-CGC Alcatel-Lucent

Suite au concours de régression sociale réservée aux cadres organisée à l'assemblée nationale ( nos députés ayant oublié la partie "gagner plus" du programme présidentielle et les suicides entrainés par la montée du stress au travail ), la CFE-CGC a pris les devants en préparant un recours devant la CEDH.

Ce que nous souhaitons en communiquer aux salariés de ALCATEL-LUCENT et la vive réaction Confédérale

Publié dans Groupe Alcatel-Lucent

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anonyme 16/07/2008 11:30

Pouvez-vous clarifier l'impact potentiel pour les contrats ALF?

Intercentre CFE-CGC Alcatel-Lucent 16/07/2008 16:29



Les conséquences potentielles à Alcatel-Lucent France


Aujourd’hui, les salariés au forfait jour d’Alcatel-Lucent France disposent de :


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leurs week-ends (52 x 2 jours),


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leurs jours fériés (de 7 à 11 jours par an),


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leurs congés payés (de 26 à 29 jours selon l’ancienneté),


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leurs RTT (15 jours).


Ils travaillent donc de 206 à 213 jours par an, soit 5 à 12 jours en dessous du plafond légal des 218 jours travaillés.


Ce projet de loi permet à la Direction d’envisager jusqu’à 29 jours supplémentaires de travail pour les salariés au forfait jour. Sans aller
jusque là, elle pourra imposer la renégociation de l’accord ARTT à son avantage, et pourquoi pas les conditions de travail du samedi (un jour travaillé comme les autres parmi les 235 jours à
effectuer).


« Travailler plus pour gagner plus » devrait permettre de compenser les pertes sur le nouveau bonus (Global AIP), comme l’avait
cyniquement annoncé la Direction.  La Direction passe sous silence le fait que :


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La comparaison aux heures supplémentaires est inique. En effet, une heure sup. est payée et majorée de 25 % (gain 125%). Le « jour
sup. » est lui déjà payé (jour de RTT repris) et le gain réel du salarié ne sera que de 10%.


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De plus, seuls les « jours sup. » au-delà de 218 jours sont éligibles aux 10%. D’où de 5 à 12 jours par an de « travailler plus
pour gagner autant » pour le salarié.


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Le passage aux 35 heures s’est accompagné d’une politique salariale à minima sur plusieurs années.


Les calculs sont vite faits : au pire, de 22 à 29 jours de travail en plus pour 1,7 jour de rémunération supplémentaire !