Le texte de la pétition relative au parachute doré de P.Russo

Publié le par Intercentre CFE-CGC Alcatel-Lucent

AFP citation :  Dix-sept syndicats d'Alcatel-Lucent dans huit pays (Allemagne, Belgique, Espagne, Etats-Unis, France, Italie, Pays-Bas, Pologne) ont demandé mercredi aux anciens dirigeants du groupe, Serge Tchuruk et Pat Russo, de renoncer à leurs indemnités de départ ou "parachutes dorés". Une pétition intitulée "Parachutes dorés: Madame Russo, renoncez! Monsieur Tchuruk, remboursez!" a recueilli en une semaine "près de 6.000 signatures", indiquent les syndicats dans un communiqué commun mercredi Le groupe emploie quelque 77.000 salariés dans 130 pays.  "Comme vous le savez, les salariés sont choqués par les pratiques de "parachutes dorés", "a fortiori quand les résultats de l'entreprise ne sont pas au rendez-vous", indiquent les responsables des 17 organisations syndicales dans un courrier envoyé mardi aux deux ex-dirigeants. "Nous savons que c'est le conseil d'administration et l'assemblée générale des actionnaires qui fixent les règles du jeu quant à vos primes et rémunérations. Mais rien de vous empêche à titre personnel de renoncer à ces parachutes dorés", demandent-ils. Le tandem formé par l'Américaine Patricia Russo et le Français Serge Tchuruk à la direction d'Alcatel-Lucent a démissionné le 29 juillet, et été remplacé début septembre par le Néerlandais Ben Verwaayen et le Français Philippe Camus, après six trimestres consécutifs de pertes. Mme Russo devrait recevoir une indemnité qui peut aller jusqu'à 6 millions d'euros. Lors de leur dernière assemblée générale, les actionnaires lui avaient en effet voté une prime de départ correspondant à deux ans de salaires, et une accélération de ses droits à option de souscriptions ou d'achats d'actions. M. Tchuruk de son côté avait reçu 5,6 millions d'indemnités au moment de la fusion en décembre 2006 du français Alcatel et de l'américain Lucent Technologies. "Dans un contexte comparable", en 2003, l'ancien Pdg d'Alstom Pierre Bilger avait renoncé à ses indemnités de départ (plus de 4 millions d'euros), rappellent les syndicats. "Nos dirigeants, s'ils ont un minimum de moralité peuvent en faire autant et laisser au groupe les 10 à 12 millions d'euros en question, dont ils n'ont pas besoin", indique leur communiqué.

  Le texte de la pétition .

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