les effets pervers des élections de représentativité

Publié le par Intercentre Alcatel CIT CFE-CGC

La représentativité syndicale que n'entend on sur le sujet en France. les partis politiques qui ont eux-mêmes si peu d'adhérents ( et on comprend largement pourquoi le débat d'idées ayant été remplacé par l'école des fans ou la Star'ac et les organes dirigeants par un casting au facies ) s'inquiétent de la faible syndicalisation ( plutot à gauche) ou en tirent argument ( plutot à droite ) pour essayer de démolir le droit du travail.

On entend des larmes de crocodile , des comparaisons avec les pays d' europe du Nord . Ce que l'on oublie de dire c'est qu'en France les SERVICES fournis par les organisations syndicales à tous les salariés et à la Nation sont GRATUITS. Les même qui n'adhérent pas aux syndicats ou s'en plaignent allégrement en général se féliciteront quand eux ou un membres de leur famille se prévaudront d'une convention collective pour obtenir quelque chose.

Les partenaires sociaux se montrent par ailleurs de bien meilleurs gestionnaires que l'état  . Imaginons un peu un systéme à la danoise ou seuls les salariés syndiqués bénéficient des prestations ASSEDIC , je vous assure que sans forcer notre talent le taux de syndicalisation exploserait.

Imaginons un systéme à l'allemande ou seuls les adhhérents des syndicats signataires bénficient des conventions collectives. On peut parier qu'on verrait moins de surenchère imbécile et que nous refuserions du monde.

Mais la logique française a toujours été ainsi : les organisations syndicales remplissent des missions d'intérét général , voire de service public , pour tous et avec les moyens du bord . Nous nous en félicitons d'ailleurs bétement ( car cela ne semble guère à la mode) attaché à notre modéle républicain ou tous les citoyens ( au travail ou non ) sont égaux en droit.

Seulement les politiciens ( qui ne se posent curieusement pas la question de leur propre représentativité regardez les effectifs des partis français et le succés des dernières prescriptions de vote des partis de gouvernement) se sont penchés sur la représentativité des syndicats français. Ils trouvent que des syndicats il y en a trop et ils ont souvent leur petit préféré.

Les boutefeux de la nouvelle majorité ( si on pouvait dire) UMP révait d'en découdre avec les bastions syndicaux de la fonction publique. Curieusement il ne s'y sont guére frottés. La seule évolution que nous avons connu dans la notion de représentativité lors de cette législature est celle associée à la loi de modernisation sociale qui a modifié les régles de validité des accords sociaux.

La ou juridiquement un accord pouvait être valide si AU MOINS UN syndicat représentatif signait il faut maintenant une MAJORITE de ces mêmes syndicats (en % des électeurs et/Ou du nombre des organisations ). Bien évidemment l'argument central était le respect de la démocratie ( avec lequel on ne peut qu'être d'accord ) . Mais sans angélisme ce projet visait aussi plusieurs objectifs :

  • essayer de mettre parfois les syndicats à opposition systématique en face de leurs responsabilités
  • éviter les accords signés par une poignée de syndicalistes trop arrangeants mandatés par une organisation syndicale représentative au niveau national mais pas du tout représentatifs dans leur branche professionnelle ou leur entreprise.
  • Pousser aux coalitions et aux regroupements de syndicats.

La CGT poussait fortement à cette évolution  , la CFDT aussi, les trois autres organisations syndicales bénéficiant de la représentativité présumée nationalement étaient plus réservées.

Un des objectifs inavoués était auss de "bouffer" les petits syndicats ( CFTC, CFE-CGC , non fédérés, indépendants ) dans un processus de fusion-absoprtion digne des recomposition du mondes affaires , C'était faire trop peu de cas des différences de fond : on ne marie pas facilement les démagogues et les gestionnaires.

Si le principe est en effet excellent il présentait deux  inconvénients de fond et un de mise en oeuvre :

  • l'inconvénient de mise en oeuvre c'est de savoir quelle est l'élection de représentativité pertinente , devant la mutiplicité des instances (CE, DP, CCE ) et les dates variées d'élections comment calculer concrétement ces majorités ? Cela peut créer une insécurité juridique si la majorité est un peu juste suivant certains critéres.

Les inconvénients de fond transforment radicalement ( et c'était le but recherché ) le fonctionnement de s organisations syndicales dans les entreprises privées

  • Les syndicats habitués à prendre des positions responsables ( un accord est toujours décevant en ce sens qu'on peut se dire qu'on aurait pu obtenir mieux) et à en subir les conséquences électorales passagéres ne peuvent plus prendre ce risque. Une organisation syndicale qui a un devoir d'efficacité se doit prendre en compte les effets électoraux d'une signature MEME SI L'INTERET BIEN COMPRIS DES SALARIES ET DE L'ENTREPRISE serait d'être courageux. en effet il n'y a pas de pouvoir syndical MAIS UN CONTRE-POUVOIR LIMITE .  il est donc extrément facile pour des démagogues de toujours expliquer que trouver les voies d'un accord c'est être coresponsable des inconvénients ou des efforts demandés.
  • Les syndicats ne peuvent exister réellement dans l'entreprise qu'en fonction de leur succés électoraux . bien gérer un FCP , une institution de prévoyance, une caisse de retraite cadre ne suffit plus pour exister. En effet la validité juridique des accords étant conditionnés par le nombre de voix recueillis aux élections professionelles si le syndicat n'y fait pas de voix peu importe qu'il soit plébiscité comme gestionnaire ailleurs . L'audience électorale limité se traduira par une signature de moindre poids que celle d'autres syndicats  et donc la direction "servira" mieux ceci et tot tard les syndicats gestionnaires devront laisser la place à  ceux qui auront eu un meilleur marketing politique.

Cela vous semble abstrait et loin de la réalité ALCATEL CIT. Eh bien non. La CFE-CGC  ALCATEL CIT contribue au fonctionnement du comité de surveillance du FCP 3A, des différents FCP CIT, au fonctionnement de notre institution de prévoyance la Boétie. Et on nous dit parfois partant de la, contentez vous de cela , laissez les campagnes électorales aux autres , les effets de manche, la recherche des budgets de 0,2 % de fonctionnement, les permanents syndicaux .

jouez la CFE-CGC traditionnel , on vous demande de la technicité, de la compétence ,du courage pour assumer les choses difficiles mais ne vous mélez pas des luttes électorales !

La CFE-CGC n'accepte pas ces discours par principe et , comme vous le comprenez à la lecture de cette explication, par réalisme.

Alors oui malgré certains effets pervers nous acceptons les élections professionnelles comme des élections de représentativité dans le cadre de ALCATEL CIT et nous progressons d'élections en élections.

Nous sommes confiants car nous savons que les salariés d'ALCATEL CIT préférent des ingénieurs, managers, techniciens, commerciaux , pour les représenter à des apparatchiks du "toujours oui" ou du "toujours non".

Vous aussi salariés CIT soyez conscient de l'importance de votre vote, plus possible maintenant de se défouler en votant n'importe quoi et de faire gérer par la CFE-CGC.

Nous terminerons ce long article de fond par un clin d'oeil : ce sont parfois d'autres qui essayent de repousser les élections , c'est le problème des élections quand elles ne sont pas organisés dans un pays communiste ou autoritaire on peut aussi les perdre  ....

La CFE-CGC acceptera quand à elle toujours le verdict des urnes sans trucage , sans manoeuvre et sans arriéres pensées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Alcatel-Lucent France

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