La GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences), qu'est ce que c'est ?

Publié le par Intercentre Alcatel CIT CFE-CGC

Le concept

Sous le sigle de GPEC se cache en réalité un concept très simple :

 Il s'agit pour une entreprise :
- d'évaluer ses besoins en ressources humaines à moyen terme (3 à 5 ans), à partir de prévisions sur les évolutions des technologies, des marchés et de la productivité
- d'évaluer ses ressources  disponibles dans le même horizon, à partir de prévisions sur les entrées, les sorties et les promotions
- de mesurer l'écart entre les deux et de décider d'actions correctives dans le but de réduire cet écart au maximum.
Les actions correctives peuvent être : du recrutement, des promotions, de la formation, de la mobilité interne, des départs dans le cadre de  PSE 

 Le contexte juridique

 - La loi de programmation sociale du 18 janvier 2005 impose aux entreprises de plus de 300 salariés une négociation tous les trois ans sur la mise en place d'un dispositif de GPEC
- Par ailleurs la jurisprudence considére que l'absence de GPEC, une mise en oeuvre insuffisante des dispositions prévues ou un manque d'anticipation peuvent être un motif d'annulation d'un PSE. Plusieurs jugements récents
 confirment cette tendance.

 

  La mise en oeuvre

 

  Le concept est simple mais la mise en oeuvre est autrement plus compliquée, notamment au niveau de la fiabilité des prévisions. C'est particulièrement vrai dans un secteur comme celui des télécommunications.Il est beaucoup  plus facile par exemple à la SNCF ou à Air France de prévoir les impacts de l'arrivée du TGV Est, qu'à Alcatel de prévoir à 3 ans les évolutions des technologies et des marchés telecoms.

La principale difficulté toutefois est autre et est liée à la motivation véritable qui conduit à mettre en place une GPEC.
Certes la GPEC est devenue obligatoire, mais c'est avant tout un outil. Et comme tout outil, elle peut servir à construire comme à détruire et le meilleur peut cotoyer le pire.
Le meilleur c'est définir une GPEC au service de la performance économique et de l'emploi en permettant aux salariés d'acquérir les compétences qui permettront de concevoir les produits et de conquérir les marchés de demain.
Le pire c'est de définir une GPEC ayant pour seuls objectifs la justification économique et la sécurisation juridique de futurs plans sociaux.

Et à Alcatel ?

Nous ne faisons pas de procès d'intention à la Direction d'Alcatel. Néanmoins la précipitation, avec laquelle la Direction d'Alcatel s'intéresse à la GPEC depuis que les PSE en France sont devenus une certitude suite à la fusion quasi-acquise entre Alcatel et Lucent, nous rendent inquiets.
Nous jugerons sur les actes et sur les résultats et serons particulièrement vigilants lors des négociations GPEC qui vont s'ouvrir, de façon à ce que celles-ci ne se transforment pas en une mascarade, destinée uniquement à sécuriser sur le plan juridique les futurs PSE dans les sociétés françaises du Groupe.

Publié dans Alcatel-Lucent France

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