Même pour les mesures d'accompagnement le compte n'y est pas

Publié le par Intercentre CFE-CGC Alcatel-Lucent France

Tout le monde ne mérite pas un parachute doré. Les salariés ALCATEL-LUCENT FRANCE qui vont devoir quitter l'entreprise ( ah le doux euphémisme du volontariat  ! ) aimerait bien que la courbe des indemnités et des dipositifs d'accompagnement sociaux suive celle des indemnités de départ de nos top dirigeants . Démagogique  ?   La CFE-CGC n'est  pas certaine que les actionnaires , qui au bout du compte, payent ces indmenités pharaoniques partagent cette opinion.

Pour en revenir au  parachute de toile ( pas doré ) et sans ventral de secours les mesures d'accompagnement que l'on nous propose sont habiles en terme de présentation mais aussi en rupture ( c'est de saison ) avec la tradition relativement sociale des plans ALCATEL.

Quelles en sont les grands axes ? :
  • Un principe de volontariat général dont on verra à l'usage si il est tenable et qui est plus que douteux dans certains cas (  métiers particuliers, classe d'âge ou sites) .
  • Un dispositif classique d'aide à la mobilité interne pour le trés maigre volant de postes ouverts à ALCATEL LUCENT FRANCE
  • Un dispositif d'aide pour la réalisation de projets externes ( changement d'employeur, création d'activité, d'entreprise )
  • Une "Convention  PROJET ACTIVITE SENIOR"  le CAPS  qui est la réelle innovation de ce Plan et rejoint partiellement la volonté de la CFE-CGC de maintenir les plus de 50 ans en activité le plus longtemps possible.
  • Un dispositif  de "Cessation d'activité par anticipation" la CAPA qui est une version plus courte ( 4 années maximum )  et mise a jour des classiques dispositifs de pré-retraite ALCATEL  incontournables dans le traitement social mais de moins en moins au gout du jour .
Les mesures d'accompagnement pour la CFE-CGC c'est toujours un trés délicat exercice d'équilbre entre les intérêts des salariés restant dans l'entreprise et ceux de nos collègues la quittant. En effet  si  il  est indispenable d'essayer de compenser autant que faire se peut les conséquences économiques individuelles d'un licenciement il ne faut pas oublier que c'est bien l'entreprise qui paye et que l'argent aisni dépensé c'est autant en moins pour les salariés qui restent, les investissemets, la trésorerie.  et aussi vous me direz pour les golden arachute mais bon si les actionnaires sont d'accord ...).
Un autre point est de ne pas rayer de la carte des collectifs de travail en faisant partir les plus dynamiques, les experts ou les jeunes en agitant le chéquier. Cela est mauvais économiquement et socialement.
Il y a donc un équilibre à trouver qui ne peut et ne doit se résumer à un "Toujours Plus"  ( même si l'exemple vient parfois de haut ).

La CFE-CGC avait ainsi aprés un débat interne approfondi décider malgré leur caractère généreux   si on les compare au droit commun des entreprises privées de ne pas signer les mesures d'accompagnement du PSE précédent.
La CFE-CGC n'y avait pas trouvé assez de garanties pour l'activité notamment sur les sites de Province. D'autre part il y avait des incohérences que nous avions pointées : au moment même ou au niveau national on demandait aux Francais de travailler plus longtemps , ou les partenaires sociaux déclarait vouloir augmenter le taux d'activité des plus de 50 ans , ALCATEL  octroyait une préretraite dés 53 ans pouvant durer 7 années et lancait la chasse aux "vieux" dans les couloirs.

Le premier jet des propositions de mesure d'accompagnement remis aux élus du CCE et aux Délégués syndicaux centraux suscite aujourd'hui des interrogations différentes .
Nos militants sur tout les sites on commencé à analyser les mesure et  à formuler des revendications.

Un exemple  des nouvelles interrogations : la prime de  "rapidité" de 3 mois peut avoir le mérite de clarifier certaines situations et dissuader un salarié d'avoir indéfiniment un pied dedans et un pied dehors mettant ses collègues  et sa hiérarchie de proximité dans une situation intenable mais elle peut aussi être dévoyée pour  arracher dans l'urgence une décision lourde de conséquence.

Autre exemple : le recours  à la commission de suivi paritaire est beaucoup trop restrictif compte-tenu de la violence de ce plan et sa composition n'est pas acceptable puisque elle ne prend pas en compte explicitement les organisations syndicales signataires.

Encore une fois on ne peut pas demander à une organisation syndicale de prendre de lourdes responsabilités et lui refuser de participer en tant que tel à l'application sur le terrain de mesures qui engagent le destin d'autant hommes et de femmes.

Nous ne discuterons pas des montants exacts des indemnités, rente et compensation sur Internet
mais  la CFE-CGC rappelle face à de nombreux plafonnements que les indemnités compensetnt un préjudice et que ce préjudice est directement lié au SALAIRE de l'intéressé .

Nous invitons les salariés ALF à se rapprocher de leur déléus syndicaux  CFE-CGc pour le détail des mesures si ils veultn se rensiegner ou suggérer des revendications.








 




















 








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